Avant Propos :
Après un bref historique sur les techniques de géoréférencement des plans minute de conservation, vous trouverez en introduction une présentation des techniques actuelles. La rubrique "Modélisation des données foncières" propose une vision "numérique" des données foncières en vue de leur intégration dans un S.I.G. , ce dans le cadre de la politique conventionnelle de la DGI. Elle permet aussi de situer les logiciels de géoréférencement dans la chaîne de traitement cadastrale. Deux rubriques sont dédièes à la présentation des logiciels et peuvent servir de didactitiel aux géomètres et inspecteurs du cadastre amenés à les utiliser. Le téléchargement est réservé exclusivement à ces agents de la DGI.
Je tiens à remercier ici les concepteurs et les animateurs (modérateurs et participants) du portail de la géomatique francophone, qui par leur travail et leures participations contribuent à l'échange et aux développement des connaissances, et démontrent chaque jour un peu plus, l'importance et le dynamisme de l'information géographique francophone.
Historique des techniques cadastrales de géoréférencement. :
De 1960 à 1980, le département de photogrammétrie de l’université de Stuttgart effectua des recherches sur le procédé d’ajustement en bloc de modèles indépendant. Ces travaux débouchèrent notamment sur le programme : PAT-M 43.
Ce programme a trouvé, pour le cadastre, son application principale dans le calcul d’aérotriangulation intervenant dans les techniques de réfection et de mise à jour du plan par photographies aériennes.
Une équipe du cadastre décida d’utiliser la théorie du calcul basé sur des modèles 3D en la simplifiant à des modèles 2D. Le but recherché était le géoréférencement des plans cadastraux.
La technologie des années 1985, impliquait des limitations en matière de puissance de calcul et de chaîne numérique. La solution retenue, excellente pour l ‘époque, consistait à l’écriture d’un programme Pascal, couplant l’acquisition des données modèles par une table à digitaliser avec un moteur de calcul issu du PATM43 limité à 100 blocs, pouvant fonctionner sur un PC: le programme VERLAN.
Cette méthode à été utilisée jusqu’au début 2000 pour répondre aux besoins croissant de géoréférencement des plans cadastraux consécutifs au développement de la géomatique et à la politique conventionnelle d’accompagnement mise en place peu à peu par la D.G.I.
L’année 2000 vit l’aboutissement d’un projet de grande ampleur : le scannage de l’ensemble des plans cadastraux non vectorisés, et la mise en place de deux applications de consultation et mise à jour : PCI-Image et PCI-Vecteur. Si la complexité du problème de géoréférencement des planches cadastrales demeurait, la nature en était changée, il était possible de réaliser une chaîne de traitement numérique complète !
Intéressé par la programmation depuis de nombreuses années, j’avais appris à utiliser VB6 pour développer quelques utilitaires ; suite à une convention de numérisation signée par mon CDIF j’ai du utiliser la méthode " table à digitaliser " pour géoréférencer une commune de 20 feuilles et une de 63 ; il faut avouer que l’opération m’a paru fastidieuse ! Mais là n’était pas le principal problème, l’évolution technologique faisait que les PC jusque là doté de ports de communication gérés " en 16 bits "(MS-DOS, Win. 3.11, Win. 95) se trouvaient gérés en 32 bits (Win98, et sup.). Le programme VERLAN ne pouvait donc plus fonctionner sous les nouveaux systèmes !
Ayant lu le code source, j’ai rapidement compris que la complexité du code et ma méconnaissance du langage rendait toute réécriture impossible sans un très gros investissement, j’ai donc pris contact avec Michel Martin, collègue spécialiste de DEPLHI à qui cela ne demanderait qu’un gros investissement, préférant pour ma part me consacrer à la gestion des périphériques en mode métrique et la gestion des images de grandes tailles sous Windows. Le projet DIANA2D-PAB2D était né.
C’est ce couple de programmes qui est utilisé aujourd’hui, par la DGI pour géoréférencer ses plans.
L’évolution en matière d’information géographique, étant celle très rapides des nouvelles technologies, les sources de données étant toujours plus nombreuses, ce projet se devait d’évoluer. Ceci se structure depuis deux ans autour d’un projet personnel :
DIANACARTO.